Emile Zola
Lycée Général et Technologique - Lycée professionnel et des métiers
Aix-en-Provence
 

Voyage au centre des politiques économiques

mercredi 21 février 2018, par La rédaction

Le 20 février, les étudiants de STS AG2, CG1, AM2 étaient invités à assister à une conférence sur le thème « Austérité budgétaire, remède ou poison » à la bibliothèque de l’Alacazar à Marseille.

Marcel Aloy et Gilles Dufrenot ont tenté d’expliquer au jeune public, en s’appuyant sur les données économiques et les faits de l’histoire les effets des politiques de relance et d’austérité.

L’union européenne peine à se relever des deux crises successives de 2008 et 2010. La crise financière qui s’est propagée à l’économie réelle a provoqué la disparition de millions d’emplois. La crise de la dette souveraine a affecté les pays du centre comme les pays de la périphérie et nous avons assisté à l’effondrement de la Grèce puis du Portugal. La mise en place d’une politique d’austérité semble alors s’être imposée comme seule réponse avec deux objectifs : réduire la dette publique et engager des réformes structurelles.
Le cadre étant donné, les conférenciers identifient et analysent les causes de la crise en insistant sur l’existence de chocs asymétriques qui affectent les états membres de manières différentes compte-tenu des divergences. La prise de décision et le choix des outils pour sortir de la crise devient complexe.
L’ajustement par le taux de change dans un système de change flexible peut certes permettre de relancer la compétitivité. Mais sans dévaluation de la monnaie, c’est le marché du travail qui devient la variable d’ajustement. L’augmentation de la flexibilité provoque une hausse du chômage et favorise la mobilité géographique entre les états de l’union. Si cela peut à priori favoriser la compétitivité prix, la barrière de la langue et la règlementation freinent le processus. Par ailleurs, améliorer la compétitivité prix n’a de sens que si les exportations sont sensibles à la baisse de prix.
L’ajustement par les taux directeurs risque quant à lui d’être inefficace car le taux fixé sera trop élevé pour certains états et trop faible pour d’autres compte tenu là encore de l’hétérogénéité.
Enfin, l’ajustement par la politique budgétaire en faveur d’une relance de la demande se heurte aux contraintes fortes qui pèsent sur la dette et sur le déficit.
L’objectif de la politique d’austérité est bien de réduire le poids de la dette.
Les conférenciers exposent alors la thèse keynésienne par opposition aux tendances « TAK » et soutiennent leur argumentation en confrontant la dette initiale et le déficit primaire (qui ne prend pas en compte le poids de la dette) à un troisième critère qui est l’écart entre le taux d’intérêt et le taux de croissance réel. Cela permet de faire émerger la question qui pouvait permettre l’ouverture du débat : « Dans quelle mesure la dette est-elle soutenable ? » Le Japon affiche une dette publique de 200% du PIB. Malgré une croissance faible depuis plusieurs années, le pays est pourtant en situation de quasi-plein-emploi. Le taux de chômage s’est affiché en juin 2017 à 2,8 %.
Un vrai casse-tête pour les économistes….
C’est sur cette invitation à la réflexion et aux idées novatrices, que nous reprendrons les cours d’économie au lycée nourrissant l’espoir que peut-être ici ou ailleurs sera trouvée une nouvelle pièce du gigantesque puzzle du monde économique. MMD

Portfolio

  • Les BTS à la conférence
 
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